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La tonte Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Quelques points techniques essentiels au sujet de la tonte

La Tonte : quelques points essentiels.

 

1)      Réduire les fausses coupes

Vous y arriverez par l’expérience et surtout une bonne connaissance des contours de l’animal, du schéma de tonte, et aussi de votre matériel.

a)      Pour tondre proprement, il faut maintenir les dents du peigne sur la peau. La souplesse d’action du poignet est essentielle. Le tondeur doit orienter la tondeuse pour garder le fond du peigne (la dent la plus à droite) sur la peau pendant qu’il suit les courbes du corps de l’animal, tout en pliant le poignet pour commencer et finir chaque coup de tondeuse. Les fausses coupes arrivent lorsqu’on laisse le peigne se soulever de la peau et qu’ensuite on revient en arrière pour nettoyer la zone, ou qu’on chevauche avec le coup suivant. Remplir le peigne (en utilisant toute sa largeur) prévient ce chevauchement. C’est particulièrement important lorsqu’on utilise les larges peignes concaves et flambés actuels.

b)      Mémoriser les contours des animaux ainsi que connaitre l’ordre dans lequel vous approchez ces contours (modèle ou schéma de tonte) aide beaucoup à garder les dents du peigne sur la peau. En tondant un alpaga, vous savez qu’au 5ème passage à partir du départ vous allez rencontrer l’épine dorsale et tondre le coté de la colonne vertébrale. Vous allez alors tourner votre poignet pour baisser les dents du fond, et cette anticipation vous permettra d’éviter les fausses coupes au milieu d’une toison de concours.

c)       Travailler avec des peignes bien affûtés évite aussi de bourrer (ce qui produit aussi des fausses coupes)

 

2)      Minimiser les risques de coupure de la peau des alpagas.

Bien qu’une ou deux petites coupures soient normales et acceptables dans une journée de travail, les tondeurs responsables essaient toujours d’en faire le moins possible.  Quelques pistes pour progresser :

a)      Tondre avec méthode, d’après un modèle mémorisé : pour améliorer la reconnaissance des zones dangereuses et des moments où on y arrive. La simple conscience d’être en train de tondre une zone à risque de coupure suffit souvent pour arriver à l’éviter. Alors que tondre sans méthode ou, plus vraisemblablement, en revenant en arrière pour nettoyer une mèche rebelle, augmente le risque de coupure. Non seulement nous passons plus d’une fois sur une zone, mais souvent lors d’un retour l’approche, l’angle de coupe d’une zone donnée est différent de ce qu’ils auraient été si elle avait été tondue suivant le modèle.

b)      Apprendre les zones de danger évidentes. L’alpaga a une peau assez tendue. Toutefois, lorsqu’il est entravé et étiré pour la tonte, il y a quelques plis de peaux créés par cette  position. La connaissance de ces zones à risques permet de mieux éviter les incidents.

 - plis de la peau au dessus du grasset, particulièrement chez les animaux maigres ou vieux.

 - nombril des crias

 - entre les pattes avant des alpagas étirés

 - plis de la peau à la base du cou particulièrement sur les alpagas très denses

 - genoux et sternum : zones calleuses car ils se couchent dessus

 - oreilles, queue et tout ce qui dépasse.

c)       Etre au point sur le matériel : utiliser des peignes et contre-peignes affûtés, adaptés au travail et les aligner correctement sur la tondeuse. Cela élimine probablement 75% des problèmes  potentiels. Vouloir mener la tondeuse trop vite, par exemple, peut causer une poussée excessive des peignes dans les fibres, et des plis de peau peuvent se former juste devant la tondeuse. Des lames émoussées ont tendance à mâcher la fibre plus qu’à la couper et risquent donc de soulever la peau.

d)      Tondre sans se presser, en confiance : si nous avons constamment peur de couper, notre attention n’est pas concentrée sur la zone que nous sommes en train de tondre. Les tontes très rapides sont spectaculaires à regarder, mais ne sont jamais meilleures que les mouvements doux et lents.

e)      Utiliser la main gauche : sur les alpagas entravés, elle peut être utile pour pousser les fibres coupées et tendre la peau.

 

3)      Affuter les peignes et contre-peignes.

Avec un disque légèrement biseauté ou meule convexe. Les disques de meuleuses professionnelles sont usinés avec ½° d’angle sur la face abrasive, à l’opposé des disques abrasifs pour lames, qui sont plats.

Si vous utilisez du matériel d’occasion et n’êtes pas sûr de ce que vous avez, une simple vérification peut être accomplie en posant un angle droit, par exemple une équerre de charpentier, sur le disque. Si c’est un disque biseauté pour peignes de tonte, vous pourrez balancer un peu l’équerre en travers de la surface.

La courbe de la meule se comprend en pensant à la relation entre les pointes des contre-peignes et les dents des peignes lorsqu’ils glissent  les uns sur les autres. Lorsqu’ils sont au milieu, la distance entre eux est plus courte qu’au bout le l’arc. Pour fournir une pression (tension) constante des pointes des contre-peignes contre les dents des peignes, ce changement de distance doit être compensé par l’utilisation d’un disque à meuler qui enlève un tout petit peu plus de matière au centre du peigne et du contre-peigne pendant l’affutage : d’où la meule convexe.

Les peignes peuvent être vérifiés rapidement pour cela en mettant un peigne sur l’autre, faces affutées l’une contre l’autre. En tenant ce sandwich de peignes devant une lumière, vous devez voir un rayon entre les dents du milieu, alors que les dents du bout se touchent.  Cette ruse s’obtient par l’habitude d’une approche très exacte du peigne sur la meule pendant l’affûtage.

Un disque de meule plat affute les peignes et contre-peignes sans compensation pour l’arc de coupe. Les dents des bords reçoivent plus de pression que celles du milieu et les performances sont moins bonnes. Les appareils coupants utilisent différents mécanismes produisant le glissement l’une contre l’autre de lames coupantes en ligne droite, et non pas en arc, ainsi ces lames peuvent être affûtées correctement avec un disque plat.

 

 

4)      Huiler la tondeuse à la bonne fréquence.

Le but est de fournir la lubrification adéquate pour le bon fonctionnement de la tondeuse, mais de ne pas mettre trop d’huile pour éviter le gâchis et la contamination des toisons.

Il faut toujours suivre les recommandations du fabricant indiquées sur la notice de la tondeuse. Pour la plupart des marques de machines électriques à main, il faut lubrifier les surfaces portantes de la tête de tonte. Les points à huiler varient en nombre et en situation, mais en règle générale, il faut quelques gouttes d’huile à chaque ½ heure de travail. Si vous tondez 4 alpagas à l’heure, 2 giclées après 2 alpagas. Il faut huiler les peignes eux-mêmes au moins à chaque changement de contre-peigne. Bien que l’huile sur les peignes ait un effet rafraichissant, l’échauffement des lames n’est pas un symptôme de lubrification inadéquate. Les peignes et contre-peignes doivent être pensés comme de multiples lames de ciseaux et l’huile n’est pas nécessaire pour bien couper. Trop de pression, de tension (écrou de réglage trop serré), le fonctionnement dans le vide (en l’air) et les saletés dans les toisons sont les vrais responsables du fait que « ça chauffe ». Mettre trop d’huile ne sert qu’à salir les fibres et à gaspiller. Les apprentis tondeurs auront plus souvent leur tondeuse qui chauffe que les professionnels et auront tendance à huiler plus souvent. Alterner 2 tondeuses, changer plus souvent les lames, garder la tondeuse occupée à couper de la fibre et garder le filtre à air propre sont de meilleures options que de continuer à huiler. Les tondeurs débutants devraient s’efforcer d’huiler moins souvent au fur et à mesure qu’ils gagnent de l’expérience et que leur vitesse de tonte augmente.

La plupart des fabricants fournissent l’huile adaptée à leurs machines et indiquent les endroits à huiler. Les lubrifiants en spray sont à éviter.

 
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