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La laine - ses qualités Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Bien que la fibre de l’alpaga ne soit pas à proprement parler de la laine, nous emploierons néanmoins ce terme d’un usage courant en France, pour éviter dans le texte la répétition incessante du mot « fibre ».

CoyaLégende : Lignée Australienne x Rurral Allianza.
Laine couleur fawn.

 

Les qualités recherchées pour les toisons des huacayas sont :

- la finesse. Elle peut s’apprécier, avec l’habitude, au toucher complété par la vue. On peut aussi la déterminer par l’analyse en laboratoire. Le résultat sera alors exprimé en microns (µ).Il existe deux moyens de mesurer les fibres. Soit à leur section, soit sur différents points de leur longueur choisis de façon aléatoire. Cette analyse est alors effectuée par un scanner laser qui détermine le micronage tout au long des  fibres. Ce test a plus d’acuité car il donne le diamètre moyen d’une fibre sur  toute sa longueur et non plus seulement sur son point de section. Il est difficile de comparer les chiffres entre des résultats obtenus par des méthodes différentes. Le micronage, chez les alpagas, peut varier de 15µ à 40µ ou plus, suivant leur degré de sélection.

- la densité. Elle est appréciée par la résistance de la toison à une pression exercée par la main. Elle peut également être mesurée par une analyse du nombre de follicules pileux au cm2 de peau. Une toison ayant un micronage élevé peut donner faussement l’impression d’être dense, et réciproquement. Il faut donc de l’habitude pour apprécier la densité à la main.

- la douceur. Elle est appréciée par le toucher. Elle est aussi mise en évidence sur le papier par les chiffres fournis par l’analyse. En effet, elle est en relation avec la finesse accompagnée d’un S.D. bas. (standard déviation). Le SD exprime (en µ) l’écart entre le micronage moyen de l’échantillon de laine et les fibres plus grosses et plus fines que cette moyenne.

- l’uniformité. La toison doit être la plus uniforme possible dans sa finesse, sa couleur, sa densité, son crimp, etc. ... Elle s’apprécie à l’œil et à la main sur les différents points du "manteau" (*1).

- le crimp. C’est l’ondulation naturelle de chaque fibre. On l’apprécie à l’œil dans sa fréquence, son amplitude et la régularité de ses ondulations. La densité, c’est à dire la grande proximité de chaque fibre, quand elle est accompagnée de la régularité et de l’alignement des ondulations, produit une cohérence des  fibres entre elles qui s’organisent alors en mèches. L’analyse permet de mesurer le degré de « curvature » qui est la mesure de la fréquence et de l’amplitude du crimp. On recherche une  fréquence et une amplitude élevées (en  général, à 40°, 50° pour les meilleurs, pouvant descendre jusqu’à 25° pour les animaux qui ne sont pas issus de lignés sélectionnées). Un degré de curvature élevé est en relation avec un faible micronage. Ces deux qualités sont recherchées pour le travail de la laine. Le crimp donne de l’élasticité au fil et la finesse permet à un diamètre  donné de fil de contenir beaucoup plus de fibres. Le fil est alors plus solide et plus souple.

Artemisia
Crimp
Légende : Laine de cria couleur "light fawn" souches Australiennes x Rural allianza.
La laine est assez difficile à photograpier... Néamoins on observe bien les ondulations naturelles de la toison le "crimp". La fréquence, l'amplitude aini que la formation en mèches et l'alignement des mèches sont bonnes.

 

 

- le lustre. C’est la brillance de la fibre, qui se détermine en ouvrant la toison, et en regardant la laine près de la peau.

- la longueur des fibres. L’on mesure en cm la longueur des fibres ou des mèches.  La vitesse de pousse est en moyenne de 0,7 cm par mois.  La longueur de la laine plus sa densité déterminent le poids de la toison.

- l’absence de poils de garde. Soit l’on recherchera des alpagas ne présentant pas ou peu de poils de garde sur le manteau, soit ils seront présents, mais d’un diamètre inférieur à 30 µ. Les éleveurs australiens notamment ont sélectionné leurs alpagas dans le sens d’un poil de garde présent, mais très fin, ce qui évite le tri généralement effectué avant l’utilisation de la laine. Une laine ne peut pas exprimer ses qualités de douceur si elle n’est pas débarrassée de ses poils de garde grossiers.

- l’absence de médulation. C’est l’absence ou la faible quantité de parties creuses à l’intérieur de la fibre. La fibre est alors plus solide. Elle peut s’apprécier  en étirant une mèche de laine contre son oreille. Plus les crépitements produits par la rupture des fibres sont  fréquent, plus les fibres sont creuses. La médulation  peut aussi s’analyser en laboratoire.

- La couverture.  C’est l’étendue de la toison jusque sur la tête et le bout des pattes.

(*1) C’est la partie de la toison de la meilleure qualité : dos, épaules, côtes, flancs et cuisses.

La qualité la plus importante pour l’utilisation industrielle de la laine est la finesse.
Pour une utilisation en filage manuel, les qualités recherchées seront, en premier lieu, la finesse et le crimp.

Nous proposons des journées d’initiation théoriques et  pratiques sur  l’alpaga.  Elles vous donneront l’opportunité d’acquérir les connaissances de base vous permettant d’apprécier les qualités d’une toison.

La laine du suri s’organise différemment de celle du huacaya. Les suris n’ont pas de crimp, mais leurs fibres s’enroulent sur elles même et se forment en  petites cordes indépendantes les unes des autres. Ces mèches sont particulièrement soyeuses et lustrées. A part ces points particuliers, l’on recherche les mêmes caractéristiques que chez les huacayas, à savoir, finesse, densité, uniformité, etc. ...

 
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